Hommes violents, ou femmes :
Une responsabilité, mais au-delà, un espoir.
Cet article a été rédigé en juillet 2008 par Isabelle Voidey.
Il vous faudra choisir consciemment de travailler avec vos forces pour changer de comportement pour favoriser le résultat.
=> Première étape pour cesser ces comportements violents : faire le choix inconditionnel et irrévocable de fermer la porte à la violence, vous responsabiliser en cherchant des solutions non violentes aux situations de tensions.
Attention : responsabiliser ne veut pas dire culpabiliser. Au contraire, les méthodes proposées tiennent compte de processus vécus depuis l'enfance; de conditionnements professionnels et sociaux, dont sont victimes les hommes. Responsabiliser signifie simplement reprendre sa vie en main, le contrôle de soi-même, de son être, de sa vie, et ne plus se laisser dominer par des démons intérieurs introduits en vous au fil des années au gré de ces processus.
Où en êtes-vous avec les comportements excessifs ?Sui-je un conjoint qui pose des gestes de violence envers ma conjointe?
- Suis-je capable d'exprimer mes idées, sentiments, besoins et émotions ?
- Suis-je capable d'écouter les idées, sentiments et besoins de ma conjointe sans me fâcher?
- Suis-je capable d'exprimer d'autres sentiments que la colère ou la haine? Lesquels?
- Est-ce que je respecte le droit de ma conjointe d'être différente, d'avoir des idées ou opinions différentes des miennes, de prendre ses propres décisions?
- Suis-je capable de négocier avec elle sans essayer de l'accuser ou de la contrôler?
- Est-ce que je respecte son droit de dire "non" ?
- Ai-je tendance à la rendre responsable de ma colère, de mes frustrations?
- Ma conjointe peut-elle exprimer sa colère sans que je l'attaque ?
Indicateurs de mesure de mon évolution suite à ma démarche de changement :
- Suis-je capable de cesser d'être violent ou menaçant envers ma conjointe ou toute autre personne ?
- Suis-je capable de vivre de la colère et des conflits sans utiliser des paroles ou des gestes de violence?
- Suis-je capable d'exprimer mes désaccords autrement que par la colère et la violence?
- Ma conjointe est-elle capable d'exprimer son désaccord ou sa colère sans que j'utilise des paroles ou des gestes violents pour la diriger ou la contrôler?
- Suis-je capable d'écouter et de respecter ce que ma conjointe dit ou pense?
- Suis-je capable de négocier avec ma conjointe sans essayer de l'accuser ou de la contrôler?
- Suis-je capable de respecter le droit de dire non de ma conjointe?
- Suis-je capable d'exprimer mes idées et les discuter sans vouloir les imposer aux autres?
- Suis-je capable de ne plus responsabiliser ma conjointe des mes frustrations et de mes insatisfactions?
- Suis-je capable de respecter ma conjointe dans son droit d'être différente et de prendre ses propres décisions?
- Suis-je capable de laisser ma conjointe exprimer son point de vue sans la juger?
- Suis-je capable de laisser ma conjointe libre d'avoir ses
sorties sans qu'elle soit nécessairement obligée:
- d'obtenir mon consentement pour sortir et/ou
- de me faire un rapport détaillé à son retour?
Pour désamorcer un passage à l'acte violent, réduire les tensions au moment d'une crise
"Prendre un Pouce®", ou le remixage sur temps de pause."Prendre un Pouce®" ou le remixage sur temps de pause
est un temps d'arrêt que vous
prenez au cours d'une situation où la tension
monte.
"Prendre un Pouce®" s'applique lorsque vous devenez tendu,
prêt à vous défendre ou même
à agresser l'autre, mais avant de passer aux paroles, gestes
de
violence envers l'autre.
Ce temps d'arrêt vous sert à "remixer",
réévaluer:
- la situation qui cause votre trouble,
- les
idées que vous développez à propos de
la situation,
- le point de vue de l'autre; car dans un premier
temps vous avez tout évalué,
interprété,
compris à votre
désavantage, au travers du prisme déformant de
vos
conditionnements antérieurs (mis de
côté, je ne
suis pas important, mon point
de vue n'est pas important, elle veut dire que je suis un moins
que rien, etc.).
Vos bases :
- Un choix réel de non-violence.
- Une révision de idées que vous entretenez
à propos de votre
malaise.
- Une considération du point de vue de l'autre.
- Une recherche de solutions satisfaisantes pour l'autre et
pour vous-même.
Choisir le moment pour" prendre un Pouce "
Il
faut " prendre un Pouce ®" avant d'entrer dans la
spirale.
Voyons
donc comment reconnaître ce moment :
Vous venez de vivre ou vous vivez une situation dérangeante avec ma conjointe ou quelqu'un d'autre. Des signes annoncent l'imminence d'un passage à l'acte verbal ou physique :
.
- Les signes
physiques :
Bouffée de chaleur, serrement de la gorge, souffle court et saccadé, manque d'air, étourdissement, serrement des poings, crampes dans le ventre, sueurs, bouillonnements à la tête, oreilles rouges/chaudes, serrements des dents/lèvres, augmentation de la tension et la pression artérielle, etc.
- Les signes
psychologiques et émotionnels :
Les idées qui naissent :
Elle est en train de me faire passer pour un idiot, un minus,
Elle n'a pas le droit de...
Elle ne peut pas...
- Les images
qui peuvent apparaître :
Tout le monde me regarde et rit de moi...
Je passe pour un imbécile....
Je me sens ridiculisé, humilié...
Je me vois comme un beau supérieur...
Je dois avoir l'air imposant...
Je me sens fort...
- Les
scénarios que vous pouvez imaginer :
«Elle va me laisser là...
L'autre est mieux que moi...
Elle doit être partie coucher avec un autre...
- Les
émotions rattachées à tout cela:
Rage / Colère / Déception / Jalousie / Anxiété / Dépression / Tristesse.
La méthode :
C'est le moment de " prendre un Pouce ®" !
Voici la méthode :
- Sortir de la maison et s'en
éloigner, pour une heure.
- Ne pas concommer d'alcool ni de toxiques, ni conduire durant cette
heure.
- Marcher, courir, faire quelque chose de physique. Le mouvement
possède la propriété de
diminuer les tensions et
le stress.
- Installez-vous ensuite dans un endroit calme, où vous ne serez pas dérangé, et mettez en oeuvre la méthode suivante de sophro-relaxation :
Télécharger l'enregistrement (à paraître).
- Quand l'apaisement commence à vous détendre,
remixez :
Qu'est-ce qui m'a dérangé dans la situation que
je viens de
vivre?
Quelles sont les idées qui me viennent dans la
tête par rapport
à la situation?
Quel scénario ou quel bateau je me suis mis dans la
tête?
Quelle est la situation réelle?
Quels ont été les mots ou paroles dites?
Quel est le scénario ou l'interprétation que j'ai
fais par
rapport aux dires de ma conjointe?
Qu'est-ce que ma conjointe a voulu réellement me
dire?
Vous devriez normalement ressentir une baisse de tension et dans un deuxième temps être en mesure de reprendre la communication avec votre conjointe.
Sinon, recommencer autant que nécéssaire pour ressentir une baisse de tension.
Il est important, avant de retourner chez vous, de
préparer un scénario pacifique :
- Comment vais-je reprendre la situation avec ma conjointe?
- Qu'est-ce que je vais lui dire pour ne pas l'agresser?
- Je vais lui dire mon vécu
- Je vais lui laisser dire son vécu
- Je vais vérifier mon interprétation
- Je vais lui laisser vérifier sers
interprétations.
Il est important de rechercher une solution commune, de négocier, de ne pas imposer quoi que ce soit, il ne doit pas y avoir de "perdant" ni de 'vaincu", mais essayer de concillier.
- De retour, mentionnez à votre conjointe que vous
êtes revenu.
- Demandez-lui si elle accepte de reprendre la
situation. (Si elle refuse, vous reprendrez le dialogue plus tard
car elle a le droit de refuser d'en reparler).
- Dans la discussion avec ta conjointe:
Parle uniquement de toi, en utilisant le pronom «je»...
Écoute ta conjointe
Ne l'accuse pas, ne lui fais pas porter le fait que tu te sois senti mal à l'aise (minable, etc.)
Exprime-lui ton interprétation de la situation (le comment tu t'es senti...)
Vérifie avec elle comment elle a vécu la situation, comment elle s'est sentie...
.
La partie la plus difficile est sans doute la
considération du point de vue de l'autre, accepter que
l'autre ait un point
de vue différent du mien. L'opinion de l'autre
diffère de la
mienne simplement parce qu'elle ne voit pas la situation de la
même façon que moi. De m'en choquer est tout
à fait inutile
puisque tout comme moi, elle en est venu à percevoir cette
situation comme elle le fait, à partir de tout ce qu'elle a
vécu, compris et analysé.
Pour mieux connaitre les principes et disfonctionnement de la communication, consulter l'article : Triangle pervers de Karpman, règle des 3P, les diktats éducatifs et sociaux qui nous dominent et leurs antidotes (à paraître).
Pour évoluer et se libérer, comprendre ce qui vous arrive
Adopter un autre regard sur la psychologie.
En effet, la psychologie est simplement l'art de se connaître soi-même, c'est aussi par conséquent la science des relations entre les êtres humains.
Elle permet ainsi d'améliorer les relations, se sentir mieux, s'épanouir, se libérer de bridages imposés par la société ou l'éducation et qui finissent par nous empêcher de fonctionner naturellement.
Bien souvent, la connaissance de disfonctionnements fréquents permet de nous rassurer, puisque nous comprenons ce qui nous arrive, nous découvrons qu'ils sont fréquents et réversibles, et nous trouvons les moyens de nous en débarrasser.
La psychologie permet aussi de mettre en place des techniques d'attitudes et de communication améliorées, très utiles dans un monde de tensions, de stress et de vitesse.
La vie est ponctuée de période de croissance et de stagnation. Les évènements normaux du cycle d'une vie (deuil, séparation, réorientation de carrière ou perte d'un emploi) peuvent nous plonger dans une crise plus ou moins profonde qui demandera que l'on consulte un spécialiste de la psychologie afin de se sortir de l'impasse. Consulter un professionnel de la psychologie est beaucoup plus courant et accepté aujourd'hui. Quelquefois, c'est parce que l'on éprouve des difficultés d'ordre psychologique, quelquefois c'est parce que l'on souhaite simplement enrichir notre vie.
La plupart du temps, les consultations sont déclenchées pour les motifs suivants:
-
les difficultés personnelles:
"Je me sens déprimé et mal dans ma peau, certaines situations m'effraient, je suis angoissé et tendu, on dirait que j'ai cessé de m'épanouir, j'ai le sentiment de régresser." -
une épreuve:
nous pouvons avoir besoin d'aide pour traverser des évènements difficiles (deuil, maladie, perte d'un emploi, séparation). -
les difficultés dans les relations interpersonnelles:
"J'ai souvent l'impression que les gens ne m'aiment pas, je suis toujours en conflit et je ne sais comment faire pour les résoudre. Je me sens isolé, mal adapté dans mes relations avec autrui." -
vivre plus intensément:
"J'aimerais mieux me connaître, je ne suis pas malheureux mais je me demande si je ne passe pas à côté de quelque chose d'important, je souhaite enrichir ma vie et faire une démarche de croissance personnelle." -
réorienter ma vie:
"Je veux faire des changements dans ma vie ou ma carrière, je m'interroge et je ne sais pas comment m'y prendre, j'ai peur de ne pas faire le bon choix."
Souvent, nous croyons pouvoir régler les choses nous-mêmes ou bien que le temps finira par tout arranger. Malheureusement, souvent, des manifestations physiques finissent par se manifester à partir des problèmes initiaux.
Les mécanismes de défense que votre cerveau a mis en place en "adaptation" aux préceptes éducatifs, professionnels, sociaux qui vous contraignentPrenez conscience des mécanismes de défense qui ont été mis en place par votre cerveau en réaction aux diktats éducatifs de l'enfance, professionnels et sociaux :
Un mécanisme de défense est une attitude inconsciente classique que chacun de nous vit à unn moment ou un autre. Le but est de nous éviter une réaction négative de la part de l'entourage. A l'inverse, nous trouvons les attitudes de transparence qui nous demandent de ne pas avoir peur ou d'avoir le courage de nous montrer tels que nous sommes, en prenant parfois le risque d'être crtitiqué si ceux qui nous environnent n'apprécient pas notre individualité.
Ces mécanismes finissent par déformer notre perception d'autrui et des évenements au point d'hypothéquer gravement notre relationnel si nous ne les identifions pas à temps.
Pour être en mesure de les identifier et les neutraliser, encore faut-il être informé et les connaître.
Voici les plus courants :
La projection, le transfert, l'idéalisation, la rationalisation, la justification, la compulsion de répétition, la compensation, le déni, la dénégation, le refoulement, l'annulation rétroactive et la transformation dans le contraire.
-
La projection: Projeter sur une autre personne ce que nous sommes incapable de voir ou d'accepter de nous-même. Ex: dire que l'autre ne nous écoute pas, alors qu'en réalité c'est nous qui n'écoutons pas sincèrement les propos de l'autre; dire que l'autre est un voleur alors que c'est nous qui avons volé.
-
Le transfert: Transférer sur une personne les caractéristiques agréables ou désagréables de quelqu'un d'autre que nous avons connu, sans en avoir conscience. Ex: voir notre patron comme notre père; voir notre nouvelle compagne comme notre ancienne qui est partie ou qui est décédée; voir notre enfant comme notre frère ou notre soeur quand nous étions enfant.
-
L'idéalisation: Idéaliser une personne, la rendre plus parfaite qu'elle l'est en réalité, afin de ne pas être confronté trop rapidement à ce qui pourrait nous déplaire d'elle, nous faire nous éloigner et nous inviter à nous retrouver seul. Ex: sortir pour la première fois avec quelqu'un et lui dire que c'est le prince ou la princesse que nous attendions; faire une première rencontre de projet avec quelqu'un et imaginer que la collaboration sera parfaite et sans obstacle pour l'éternité.
-
La rationalisation: Rationnaliser, expliquer logiquement un comportement irrationnel que nous avons eu et que nous ne comprenons pas (parfois, il s'agit d'une réactivation d'un traumatisme passé). Ex: pleurer au moment où un parent repart chez lui après une visite et dire que c'est parce qu'on vient de penser au film triste qu'on a écouté récemment (le départ peut inconsciemment nous rappeler le départ ou la perte d'une personne qui fut très précieuse pour nous); crier après un enfant et dire que c'est parce que nous sommes fatigué (alors que ce comportement a pu nous rappeler inconsciemment un comportement très dérangeant ou très apeurant d'une autre personne que nous avons connue).
-
La justification: Justifier, expliquer longuement pourquoi nous avons fait quelque chose par peur d'être rejeté. Ex: arriver en retard à un rendez-vous et expliquer pendant 15 minutes ce qui s'est passé; oublier une commission qui nous avait été demandée et donner le détail de nos activités chargées de la journée pendant une demi-heure.
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La compulsion de répétition: Répéter un geste en apparence inutile par peur d'un accident ou d'un futur problème (généralement ce geste compense une pensée inconsciente qui va dans le sens de notre peur). Ex: fermer 4 fois les ronds du poêle et barrer 4 fois les serrures de portes avant de partir (la pensée inconsciente peut être: au fond je voudrais que cette maison brûle ou qu'elle soit dévalisée); laver tous les jours des planchers déjà propres ou prendre 3 douches par jour (la pensée inconsciente pourrait être: je suis une personne sale, par exemple, parce que j'ai eu des comportements sexuels que je trouve inacceptables).
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La compensation: Compenser un manque de satisfaction par une autre satisfaction qui ne nous remplit pas vraiment. Ex: vouloir changer de travail et au lieu de faire les efforts nécessaires, redoubler d'ardeur dans notre travail qui ne nous plait plus; avoir envie d'un bon massage ou d'une union tendre avec quelqu'un, et au lieu de faire les efforts nécessaires pour trouver cette personne, manger tout un sac de biscuits.
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Le déni: Nier la réalité de quelque chose afin d'éviter une sensation pour l'instant trop difficile à vivre. Ex: passer très près d'avoir un accident de voiture et dire que nous n'avons pas eu peur que ce fut même "trippant"; insulter un ami et le voir partir triste et dire à un autre ami que nous lui avions seulement dit de belles choses.
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La dénégation: Nier le lien émotionnel ou intellectuel existant entre 2 situations confrontantes. Ex: se chicaner avec son amoureux(se), renverser peu après son verre de jus et dire qu'il n'y a aucun lien entre le stress de la situation précédente et ce qui vient de se passer; se voir refuser une promotion, aller se soûler dans un bar et dire que c'est juste parce qu'on avait le goût de fêter.
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Le refoulement: Refouler une émotion désagréable, ne pas l'exprimer, et parfois en venir à être coupé d'un type d'émotion ou de souvenir. Ex: être battu ou abusé par son père et faire comme si rien ne s'était passé, en venir à oublier totalement cette histoire; être négligé par un(e) conjoint(e) et ne rien dire, souffrir en silence (jusqu'à ce que l'émotion suffisamment amplifiée en vienne à exploser !).
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L'annulation rétroactive: Annuler imaginairement une action désagréable que nous avons commise en posant un geste agréable par la suite. Ex: tromper son conjoint et lui payer une semaine de vacances dans le sud par la suite; faire une grosse crise à quelqu'un et peu après se montrer très très très doux en acceptant de faire quoi que ce soit que la personne demande.
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La transformation dans le contraire: Transformer une émotion désagréable par un masque d'émotion inverse. Ex: être jaloux d'un collègue d'étude ou de travail et dire à tous combien nous sommes heureux pour lui; être en colère face à un ami ou un membre de notre famille et afficher en même temps un grand sourire faux.
Un racket réside dans les comportements de défense que nous élaborons afin de masquer nos vrais sentiments. Un racket très courant est le comportement de colère que nous utilisons pour nous défendre de la douleur, de la tristesse ou de la honte. Par exemple, se mettre en colère plutôt que de pleurer. Ces rackets peuvent s'exprimer car ils s"accompagnent de la croyance que nous avons le droit légitime de nous sentir comme ça.
" La collection de timbres "
La "collection de timbres" c'est l'accumulation d'émotions non exprimées correctement, refoulées et dont le solde se paie de manière brutale. Une somme de frustrations peut amener à un comportement violent, en final. Négativement, c'est "la goutte qui fait déborder le vase". Positivement, c'est "au bout de 10 bons points, on gagne une image".
Certains de vos comportements peuvent provenir, ou être aggravés par des blessures ou des traumatismes subies dans votre passé, à des degrés plus ou moins graves. Voici trois des nombreuses techniques éprouvée pour se libérer. Cette énonciation vous permettra aussi de sortir de votre isolement, de prendre conscience peu à peu de ce qui vous arrive, et de reprendre espoir.
L'Analyse Transactionnelle, ou A.T.
Vous pouvez aussi utilement essayer l'Analyse Transactionnelle (A.T.).
L'analyse Transactionnelle est utilisée dans les domaines de l'éducation, du consulting, de la formation, du coaching, du recrutement, des bilans de compétence ou l'organisation.
Le principe de base est de considérer que toute personne est capable de changement, de croissance et d'interactions saines.
L'analyse transactionnelle est à la fois :
- une théorie de la personnalité,
- un modèle de communication,
- et une étude des comportements.
- dans le champ clinique de la thérapie,
- dans l'analyse de la personnalité,
- dans la communication interpersonnelle,
- dans la dynamique de groupe,
- dans l'analyse de groupe et d'organisation.
Les transactions sont les échanges de communication de base entre les personnes : un stimulus et une réponse. Elles se présentent en général en séquence.
Le point de départ d'une transaction est dans la rencontre de deux personnes : l'une parle à l'autre, mettant un "stimulus". L'autre émet en retour une "réponse". Une transaction a une composante verbale entendue, et une composante non verbale, vue et ressentie.
7% du message se trouve dans les mots,
38% du message est paralinguistique, c'est à dire réside dans la façon dont les mots sont dits.
55% réside dans l'expression du visage et l'attitude.
L'Analyse Transactionnelle permet de reconnaître quels sont les Etats du Moi à partir desquels les personnes réalisent leurs échanges et de suivre les séquences de transactions qui se déroulent, afin d'améliorer l'efficacité de la communication. Des dysfonctionnements dans la communication ou la relation à l'autre sont très fréquents, et peuvent entrer en résonnance. Ces transactions réviennent régulièrement et sont nocives, elles visent à d'obtenir des signes de reconnaissance, mais ne font que renforcer des sentiments et des positions de vie négatifs, masquant l'expression directe de pensées et d'émotions.
L'Autonomie est le but principal de l'Analyse Transactionnelle. Elle est définie comme la capacité d'être conscient, spontané et dans l'intimité avec les autres. Plus nous nous libérons des messages contraignants reçus pendant l'enfance et notre vie d'adulte, nous serons autonome.
Exemple de "messages contraignants" qui conditionnent la personnalité, et leur antidote, la "permission", possible lorsqu'une protection efficace est garantie, selon la règle des 3 P : Protection, Permission, Puissance.
A chaque "message contraignant" correspond une "permission" qui en est l'antidote...
- "Sois parfait" => "c'est bien d'être toi-même",
- "Sois fort" => "c'est bien d'être ouvert et de satisfaire tes propres besoins",
- "Fais des efforts" => "c'est bien pour toi de réussir, et de te poser",
- "Fais plaisir" =>: "c'est bien de vivre selon tes propres valeurs",
- "Dépêche-toi" => "c'est bien de prendre son temps".
- " Fais des
efforts " : nous pousse à
apprécier les nouveaux projets, la
nouveauté ou la différence. Les personnes sous
son empire disposent
d'une grande richesse car elles aiment rassembler en permanence
idées
et informations. Elles aiment travailler sous pression. Sous
l'influence de ce message et d'autant plus quand elles sont sous
stress, elles peuvent toutefois se disperser, essayant encore et
encore de démarrer de nouvelles choses sans jamais les
terminer.
L'antidote c'est la Permission : "C'est bien pour toi de réussir, et de te poser". Mais c'est aussi un avantage d'avoir quelqu'un qui essaie sans cesse de nouvelles choses, un pionnier !
- " Fais
plaisir " (aux
autres) fait de ceux qu'il domine de formidables
coéquipiers.
Nous aimons faire plaisir aux personnes sans même leur
demander
comment s'y prendre car... nous préférons
deviner. Il
nous est impossible d'assister à une dispute sans essayer de
calmer les choses. Nous pouvons aller jusqu'à voler au
secours
des autres sans qu'ils nous l'aient demandé. Prendre des
décisions n'est pas notre point fort, ni même
exprimer
notre opinion. Nous pouvons même ne pas changer d'opinion de
peur
de blesser les autres.
L'antidote, c'est la Permission : "C'est bien de vivre selon tes propres valeurs". Mais c'est aussi un avantage que d'avoir quelqu'un qui se soucie des autres !
- " Sois fort "
nous pousse à contrôler la situation, dans tous
les cas.
Nous avons de la difficulté à parler de nous,
à exprimer nos sentiments
ou à dire "Je", pour nous protéger. Nous avons
peur du ridicule si nous
nous livrons ou laissons aller à la détente,
à l'humour. Nous aurions
même tendance à trouver toute activité
ludique ridicule et à condamner
ceux qui s'y livrent.
L'antidote en est la Permission "C'est bien d'être ouvert et de satisfaire tes propres besoins". Mais c'est aussi un avantage et plutôt rassurant d'avoir quelqu'un qui puisse gérer une crise.
- " Sois
parfait " nous pousse à penser que nous ne
sommes véritablement
bons (OK) que si... nous rédigeons des écrits
très précis, si nous
sommes très nets dans notre apparence physique ou dans la
façon de nous
habiller, si nos intérieurs sont parfaitement
rangés, etc... Sous
l'influence de ce message et ce d'autant plus que nous sommes sous
stress, nous irons jusqu'à nous auto-dénigrer
pour ne pas avoir êté
assez clairs ou pour avoir laissé passer une erreur. Bien
sûr, nous
érigeons en règle universelle notre vision de la
perfection, ce qui
signifie que nous nous attendons à ce que les autres soient
tout aussi
parfaits, une règle qui peut être dure pour notre
entourage.
L'antidote en est la Permission "C'est bien d'être toi-même". Mais c'est aussi un avantage que les rapports soient nets, précis, et que la pièce soit bien rangée et les choses à leur place!
- dépêche-toi": nous
pousse à faire un maximum de choses dans le minimum
de temps. Si c'est dans le but ponctuel de rendre un travail
à l'heure,
ce n'est pas un problème ! S'il s'agit par contre d'une
façon d'être,
cela aboutit à différents dysfonctionnements :
emploi du temps en
permanence surchargé, impossibilité de discerner
les choses
essentielles, superficialité. Sous stress, nous pouvons
facilement nous
impatienter, choisir trop rapidement entre les priorités,
revenir sur
nos pas et finalement perdre un temps considérable.
L'antidote, c'est la Permission "C'est bien de prendre son temps". Ce qui n'empêche pas de faire les choses en temps et heure !
Un nouveau regard sur la dépression :
La dépression peut être source de richesses. Explication.
La dépression : ne plus en avoir peur, ni honte, car elle peut être à la source d'un processus créatif très enrichissant pour soi-même et pour autrui.
Voici un extrait d'article, publié avec l'aimable autorisation écrite de Julie Morin, enseignante et consultante canadienne en psychologie.
"Je vais maintenant mentionner un deuxième type de dépression et les richesse qu'elle contient. Ce type de dépression est celui qui est relié à la perte: perte d'un conjoint, perte d'un enfant, perte d'un travail, perte d'un bien précieux, perte de sa santé... Lorsqu'un être vit une ou plusieurs pertes simultanément, il est naturel qu'un état dépressif survienne puisque son univers de vie se trouve grandement transformé, bousculé, et que les repères habituels, les satisfactions habituelles qui sont tout à coup disparues, laissent un grand vide porteur de tristesse. La richesse qui se cache au fond de ce type de dépression est multiple.
D'abord, il y a la
force intérieure et l'autonomie de la personne qui seront
mises à l'épreuve. Lorsque la perte aura
été surmontée, une force et une
autonomie beaucoup plus grande auront été
acquises. Ensuite, afin de surmonter
la perte, le potentiel de créativité sera
mobilisé. Par cela, la personne qui
vient de perdre quelque chose de précieux, se retrouvera
à emprunter de
nouvelles avenues, à parler à de nouvelles
personnes, à essayer de nouvelles
activités, et dans ce processus, elle se
découvrira de nouvelles capacités
créatrices.
Ainsi, sa dépression lui aura permis de découvrir
en elle de nouveaux talents,
de nouveaux goûts, de nouvelles amitiés...
Aussi, suite à sa perte, la personne disposera d'un nouveau point de vue, d'un nouveau point de comparaison, qui fera en sorte qu'à l'avenir, elle appréciera davantage ce qu'elle aura, sachant par expérience qu'elle peut le perdre, et si elle vit de nouvelles pertes, elles seront possiblement vécues avec moins de difficultés parce que son système nerveux se sera renforci par le passé, ce qui fera en sorte de faire paraître les nouvelles difficultés comme étant plus petites. En réalité, ce n'est pas nécessairement le cas, car la souffrance devant la perte est subjective, relative. Ceux et celles qui ont connu dans leur passé de grandes pertes savent qu'il y a très peu de possibilités qu'ils puissent de nouveau être ébranlés comme ils l'ont été autrefois. Et cela, que nous pourrions appeler en quelque sorte une assurance interne nouvelle ou une sécurité interne nouvelle, c'est une grande richesse."
source psycho-ressources.com