Dernière
mise à jour : samedi 14 février 2009, 14h.
La page, très documentée, peut être un
peu longue
à télécharger. Veuillez patienter,
merci.
Les photos et les documents sont plus grands et lisibles sur
les
versions téléchargeables en .pdf.
Accès :
lien bleu.
Accès direct au
paragraphe dans cette page web : lien vert.
Une
famille renommée : le pedigrée d'Isabelle Voidey,
pas sous pdf.
Raccourci vers paragraphe page web.
Célibataire et pilote
professionnelle, pdf.
Raccourci
vers paragraphe page web.
Les accidents, l'agression, la disparition
de Guy, pdf.
Raccourci vers paragraphe page web.
La
reconversion, le mariage, la mort subite du nourrisson, la violence, la
sexualité d'une femme agressée, les services
sociaux, la
dévastation, pdf.
Raccourci
vers paragraphe page web.
Mort
subite du nourrisson : sauvé in extremis, pdf.
Raccourci vers paragraphe
page web.
Gestion de la situation et hommages, pdf.
Raccourci vers paragraphe page web.
Fin
partie MSN et hommages, pdf.
Raccourci vers paragraphe page web.
Séparation, accusations, la
maladie, destruction, encore rebondir, pdf.
Raccourci vers paragraphe page web.
Le choc, l'incompréhension, la
détresse, pdf.
Raccourci
vers paragraphe page web.
La technique du Marsupilami, pdf.
Raccourci
vers paragraphe page web.
Attention, la page a été mise à jour le 10 02 09, puis le 14, mais pas encore les formats pdf.
Osez
Devenir ! Vous le le pouvez !
Si la
violence est l'affaire de tous, en sortir est à la
portée de chacun !
RETOUR PAGE D'ACCUEIL.
Pourquoi un Press Book-Témoignage ?
Parce qu' "Agir, c'est le dire".
Ce témoignage est destiné
à dire et montrer ce qui peut se passer dans le cadre de
violences conjugales, jusqu'où peut aller la
volonté de
contrôle et d'anihilation d'un être humain.
Isabelle Voidey expose pour
mettre en
garde, se préparer, ouvrir les yeux du public et permettre
d'évoluer.
Elle livre son témoignage et sa biographie pour
aider et
protéger.
Elle agit sans féminisme ni esprit vindicatif, mais
simplement
parce qu'il arrive un moment où il devient impossible de
taire
ce qui se passe, et le devoir demande d'éclairer chacun.
Elle sort des sentiers battus et des complaisances "politiquement
correctes".
Elle montre sans honte les écueils et les moments "au tapis".
Elle apporte aussi un espoir : en montrant le chemin par lequel elle a
réussi à survivre, en exemple. Car avec un tel
niveau de
destruction
physique, psychique, professionnel, social, santé, financier
et
familial, il est bien question de survie. Elle veut montrer le chemin
à tous ceux et toutes celles qui sont aujourd'hui
prisonniers de
la violence d'autrui, ou des machoires d'acier d'une justice aveugle,
justice qui va devoir dorénavant rendre des comptes
devant
les citoyens dont elle brise les vies "préventivement", sans
s'excuser de la faute ni réparer
le préjudice. Les
gens ne sont pas tous détruits au point de ne plus pouvoir
relever la tête. Certains survivent, se relèvent,
et se
battent, pour eux-mêmes autant que pour les autres. Aucun
être humain ne devient plus dangereux que lorsqu'on lui a
tout
pris, qu 'il n'a plus rien à perdre, même et
surtout s'il
se retrouve seul et isolé à souffrir comme une
bête, sans l'espoir d'une main tendue ni d'un secours. Car
c'est
dans ce désespoir et cette souffrance extrêmes,
justement,
que l'être humain va trouver la rage de survivre, la
puissance de
la révolte qui va décupler ces forces dans une
énergie capable de tout renverser. L'histoire de
l'humanité le
montre.
Aimer l'humanité, son prochain, et se battre pour ceux qui
souffrent ou se trouvent un jour en détresse, donnent une
valeur
et une force colossales supplémentaires au combat.
Non seulement Isabelle Voidey a survécu, de justesse, mais
elle est
plus forte.
Elle reconstruit sa vie, attaque les services
judiciaires et sociaux pour "faute
lourde" et demande réparation.
- Maître Collard, ténor
du barreau, est pressenti sur ce dossier. D’autres avocats peuvent se
présenter également et formuler leur proposition, via page contact du site internet.
Il est déjà engagé sur un dossier au nom de notre famille souche :
erreurs de professionnels et médicaments dangereux ont contribué à la
mort en 2007 d’un adolescent, fils du sapeur-pompier professionnel, sauveteur en mer, et plongeur de la marine nationale, Daniel Voidey. Daniel se bat, pour les autres, pour le principe, pour l’exemple. Et il obtient du résultat: arrêt de la production de la molécule !
- Deux autres cousins de notre nom sont sapeurs-pompiers,
- ainsi que mon grand-père,
par ailleurs entrepreneur (à la force du poignet, issu d’une famille
très modeste) et grand humaniste qui a aidé concrètement beaucoup de
monde. Le jour de ses obsèques, la basilique ne pouvait accueillir tout
le monde,
- Voidey Henri Célestin, 21 octobre 1898,
sergent, recrutement de la Seine, 28 ans de service, blessé et cité
médaille militaire.
- Ma cousine, Martine Voidey,
maire, conseillère générale, vice-présidente de conseil général, siège
au conseil d’administration du sdis 25, plus d’autres mandats, amie de Pierre Moscovici,député européen.
- Deux prêtres, dont l’un
encore en activité et décoré de l’ordre national du mérite. “L’abbé
Voidey (Jean, Joseph); Chancellerie de l’ordre national du Mérite -
Ministère de l’intérieur - Chevalier”, décrêt du 12 mai 1999.
- Pour l’histoire, d’après le peu que j’ai trouvé, un gendarme Voidey,
à l’époque de la Révolution française, a probablement fini sur
l’échafaud pour l’équivalent d’un ” refus d’obéissance” ( la marque de
fabrique de la famille apparait dans le comportement de cet homme à
l’époque). Je cherche des infos complémentaires.
- Député ami d’enfance de la famille,
- Mon oncle (Gouya) était commissaire divisionnaire des RG à sa mort en service commandé alors que ma tante attendait leur quatrième enfant,
- Mes deux cousins, ses fils sont aujourd’hui médecins hospitaliers,
l’un est docteur en médecine, chef de clinique en centre hospitalier
universitaire. Par arrêté du Premier ministre en date du 18 janvier
2005, il a été admis comme auditeur de la 159e session régionale de l’Institut des hautes études de défense nationale . L’autre, praticien hospitalier, Professeur L.GOUYA, Inserm U773, Centre de Recherche Biologique Bichat Beaujon, Paris, entre autres.
- Ses deux filles, mes cousines, sont universitaires,
- Mon autre grand-père : ancien chef résistant et commandant de la police urbaine de Rennes, à son décès brutal suite à un cancer foudroyant. Nombreuses médailles et décorations.
- Mon père: ingénieur, ancien chercheur (ex: mise au point des premiers lasers), ancien ingénieur chez Dassault-élèctronique (ex: mise au point des missiles balistiques MSBS), chef d’entreprise industrielle,
- Ma mère : fonctionnaire, puis chef d’entreprise commerciale exportatrice,
- Mon fiancé, mon héros
pilote-hélico-sauveteur et dirigeant d’une société d’hélicoptères. Brillant, humaniste, courageux, travailleur acharné, aimé de tous. Tué en mission secours hélico. Il avait formé Nadine Bourgain, qui avait fait évader en hélico son mari bien-aimé Michel Vaujour,
de la prison de la santé. Homme très intelligent, épris de liberté et
profondément humain, il était devenu braqueur multi-récidiviste et roi
de la belle suite à une injustice qu’il n’a pas supportée. Michel et
Nadine s’adoraient. Nadine savait que son Mari ne survivrait pas à la
prison, elle lui a dit, ”Michel, ne t’inquiète pas, je viendrai te
chercher”. Ils s’envoyaient des mots d’amour enflammés depuis la
prison. J’ai conservé, tout comme Guy, un très beau souvenir de Nadine
: une fille sympa, authentique,très intelligente, discrête, humaine,
très douée, courageuse, et motivée. C’est une fille qu’on ne peut pas
oublier. Il y a aussi des actes d’amour dans les couples … et là alors
: magnifique !
J'apporte ces précisions dès maintenant car elles
sont importantes pour la suite.
Haut.
-
Célibataire
et pilote
professionnelle.
J'avais réussi mes examens théoriques avec 98% de
réussite, ce qui en équivalent sur 20 donne du
18-19.
J'étais devenue pilote "d'élite" par passion bien
sûr, car je suis plutôt fougueuse de nature, tout
en conservant dans le coeur
cette dimension de rêve, de poésie et de
réserve particulière
à cette catégorie de pilotes.
Pour les cours, les formations, j'ai dû utiliser mon
désormais célèbre "plan B". En gros,
le
système D, car j'allais à contre-courant de
quelques
idées familiales concernant l'avenir des jeunes filles....
J'utilisais aussi l'aspect transcendental du vol, et le
défi,
pour dépasser des violences
graves et
prolongées subies pendant mon enfance, en dehors du cercle
familial.
Violences dans lesquelles j'étais "distribuée"
à des personnes
régulièrement,
depuis l'école maternelle que je fréquentais. Je
n'avais jamais pu dire, ne sachant pas ce que c'était,
n'ayant
aucun point de repère, et étant totalement
terrifiée par ce qu'on me disait pour que je garde le
silence. Personne n'a "rien vu, rien entendu". Le climat
familial ne favorisait pas l'expression ...j'ai vu le sang couler... En
revanche quand j'allais
mal, les jugements
tombaient, sans se poser de questions.
Je fais encore des cauchemars aujourd'hui.
Mon adaptation : transcender, se fixer des objectifs, des challenges,
et vivre
à tout prix Ma liberté, celle qui est en moi.
Car votre
liberté est d'abord dans votre tête.
Le vol en voltige aérienne débute par un vol
intérieur, par lequel le pilote
s'élève au-dessus de ses états
d'âme et du monde.
C'est une liberté totale, dans une extrême
discipline.
Un paradoxe ? Non, c'est la clé.
Si mon corps a pu être prisonnier,
séquestré et
martyrisé, personne en revanche n'a jamais pu atteindre ce
que j'avais
dans la
tête : mon intelligence, mon imaginaire, ma
volonté, bref ma liberté de penser.
Mon rêve, c'est mon énergie, et mes objectifs sont
mes outils pour le vivre.
Vivez vos rêves, n'hésitez pas !
Pensez plutôt " plan B", au lieu de "oui
mais...", en cas de difficultés et d'obstacles sur
votre
route !
Apprenez à vous lancer des défis intelligents et
à
sortir ce que vous avez dans les tripes pour le relever, pour savoir
précisément où vous en êtes.
Et si vous ne parvenez pas à relever le défi, ce
n'est
pas grave. Vous pourrez toujours recommencer, vous n'avez pas pu
découvrir ou mobiliser certaines de vos ressources
sur
cette tentative, ce n'est pas grave, ça va venir, le fait
d'avoir tenté le défi les met en chemin, elles
arriveront
probablement la prochaine fois. Savoir s'accorder du
temps....Persévérer.
Vous avez un handicap au départ ? Eh bien ce n'est pas grave
:
vous travaillerez deux fois plus et vous atteindrez votre objectif !
Transcender les souffrances, dépasser les obstacles : se
découvrir.


J'ai pu faire quelques démonstrations de mes talents en
meeting.
Ma particularité : des chorégraphies
aériennes, en musique.
Un sponsor et un mécène finançaient
les
entraînements, c'était raide, mais l'objectif
essentiel
était à portée : rien d'autre
n'était
important.
Je poursuivais mes études de pilote professionnelle, en
passant par la filière privée...et le plan B.

Séance d'autographes lors d'une réception sur une
base
aérienne, à laquelle j'avais
été
invitée par le général.


Je
pratiquais les arts martiaux, niveau ceinture noire, en
compétition (championne du Sud-Est dès la
première compétition, 6ème aux
championnats de
France avec un genou explosé dont le volume avait
doublé
- ah la vache, faut serrer les dents, 8 mois d'arrêt ensuite - ski, natation,
randonnée
montagne, parachutisme....et un peu d'équitation, de
plongée bouteille, ces deux derniers sports étant
plus
récents.
A cette époque et aussi enfant, j'écrivais
déjà quelques textes pour le plaisir.
J'ai créé ma première "association"
vers l'âge de 7 ans, pour les animaux abandonnés.
Haut.
- Les
accidents, l'agression, la disparition de Guy :
Après l'agression, j'ai perdu l'aptitude médicale
au vol
aéronautique professionnel, et j'ai dû me
reconvertir.
Epreuves très dures.
J'avais dépensé
une énergie colossale à construire ma vie
après
les épreuves et les premières destructions de
l'enfance.
Je ne connaissais le monde extérieur et celui des adultes
que
pour le mal qu'il pouvait me faire, et j'étais craintive.
L'aviation était le médiateur entre ce monde
et moi, car curieusement j'aimais aussi beaucoup les gens,
j'étais très sensible aux souffrances, aux
injustices,et
je cherchais à leur apporter une part de rêve et
de
bonheur avec la voltige, et en particulier mes chorégraphies
aériennes, sur musique.
. 
Je
venais aussi de perdre mon Grand Amour,
disparu
dans un accident d'hélicoptère dans le cadre
d'une
mission secours. Il a conclu une série noire
d'accidents dans lesquels certains
de mes amis pilotes français ou étrangers ont
été blessés ou tués,
parfois sous mes yeux.
Et là, même si c'est quelqu'un a qui tu tiens, que
tu venais
d'embrasser avant son décollage, qui se crashe et qui flambe
sous tes yeux, n'oublie
pas que tu es en tenue de vol, radio VHF de
sécurité à la main, en meeting, le
public est à 10 m
derrière toi, tu dois rester
calme, fermer ta gueule, ravaler ta détresse, parce que le
public
guette ta réaction et que tu dois défendre
l'image des pilotes.
Même chose pour l'accident de Guy ... -
...
Un conseil :
ne soyez jamais aussi durs avec vous-même. Il faut que les
émotions sortent, même en
différé pour conserver la
maîtrise de soi si l'urgence et la situation
l'exigent, mais il faut ensuite les sortir si vous ne voulez pas
devenir une bombe à retardement.
"Reconstitution".
"C'est bien, le métier de pilote d'élite,
mais on grille
comme des saucisses" (je cite).
Mon instructrice, vice-championne du monde de
voltige aérienne, a elle aussi, comme nous tous (moa
ôssi),
connu un grave problème technique à
l'entraînement
qui l'a envoyée au tapis. Atterrissage d'urgence avec un
avion endommagé qui ne répondait plus : petit
bois. Elle
était indemne hormis quelques contusions et plaies, mais
prisonnière de la carcasse de l'avion. Tout le monde a
foncé pour la sortir. Elle ne cessait de nous
répéter,
choquée en désignant son corps et en ouvrant les
paumes
vers le ciel : "je n'arrêtais pas de penser : c'est trop
bête, j'ai rien, je vais flamber mais j'ai rien, c'est trop
bête !"
On chouchoutait nos pompiers, vous
comprenez pourquoi !
J'ai moi-même connu quelques graves incidents techniques, en
exercices
d'urgence classés dangereux, ou en entrainement voltige,
dont deux
auraient pu me coûter la vie. La perspective de flamber aussi. Je m'en suis sortie :
ça
paye la discipline et la maîtrise ! Nous avons l'air un peu
"space" et casse-cou parfois, mais la préparation et
l'éxécution du
vol, c'est carré, rigoureux. J 'ai aussi un ange
gardien surentraîné :-). Ca aide.
Courage et discipline.
Humour et auto-dérision.


Guy, un soir de 5 octobre, sur les innondations de Nîmes...
J'ai travaillé très dur pour surmonter ces
épreuves.
Privée de repères, seule,
désemparée, j'ai
d'abord pris un KO de plusieurs mois. Puis je me suis
relevée, et j'ai
serré les poings, comme d'habitude.
J'ai préparé et réussi 2 concours
successifs de la Banque de France, en scotchant ces petits
pense-bête sur les murs de mon
logement,
pour ne pas oublier qui je suis et entretenir ma motivation dans les
moments difficiles :
La
citation de Kant, philosophe, signifie : la loi morale, au sens
développé et profond de l'expression, la tienne,
est en
toi, t'appartient et elle seule te gouverne. Cette loi te
préservera des dérapages, des chutes dans les
abîmes.
Rien au-dessus de toi ne pourra te dominer si tu a su poser et enrichir
cette base; tu découvrira en récompense, le ciel
et sa
symbolique si vaste, et les étoiles pour te guider.
Elle me fait penser à l'insigne de l'armée de
l'air qu'on
explique par : " les ailes te portent, l'étoile te guide, la
couronne t'attend".
Haut.
-
Le
travail à la
Banque de France, le
mariage, la mort subite du nourrisson, la violence, le
dénigrement, les accusations, la maladie, le fusil des
services
sociaux dans le dos, la ruine et la vie dévastée,
mais encore rebondir :

Mon ex-mari est gendarme. A partir d'un niveau cap de boulanger, sans
avoir obtenu le diplôme, il est
rentré dans la gendarmerie. Son
beau-frère
était gradé.
J'ai cru trouver la sécurité, l'honneur, la
moralité. Grave erreur et fatale
naïveté.J'étais tombée sur le loup de la bergerie, celui qui trahit son uniforme et son métier.

A la Banque de France, je
fête une promotion et une mutation : lorsque j'ai
été nommée aux commissions de
surendettement après avoir réussi le
deuxième
concours, l'année précédent ma
rencontre avec mon
futur mari.
Le dénigrement, les humiliations et les violences
ont débuté rapidement
après le
début de la vie commune et surtout lors de la
première
grossesse.



J'aurais
pu dire aussi que je m'étais cogné à ma lampe de
chevet ;-)! Une chute ne produit pas ce genre de blessures; et pas
à cet endroit en tout cas. Faut décoder et éviter
de se voiler la face. Comprendre qu'une femme a peur et essaye de
dissimuler ce qui arrive. Ca devient une habitude de vie.
J'insiste sur le
rôle essentiel de la médecine du
travail, et des médecins en
général.
Une femme victime va parfois éviter le médecin de
famille, si elle cherche à dissimuler la situation, si elle
redoute une aggravation en cas de découverte, comme
c'était le cas pour moi.
Elle peut aussi, au début, être
confrontée à
une forme de déni, refuser de voir, et donc
éviter les
situations qui pourrait lui révéler ce qui lui
arrive.
Stratégie d'évitement.
Une visite médicale obligatoire professionnelle, en
revanche, ne
peut être évitée et difficilement
différée.
Cette visite (certificat médical lésions
thoraciques) avait lieu un lundi, qui suivait un wee-end
où
j'avais subi des violences.
J'aurais pu être secourue
à ce
moment-là, mais il
n'y a eu aucune main tendue, totale
indifférence.
Le dépistage ?
Je n'osais
pas
parler, j'ai prétendu une chute.
J'avais besoin d'aide pourtant.
Ce
certificat de lésions n'a été
établi,
à ma demande, que plusieurs mois plus
tard, lorsque, la
situation devenant de plus en plus intenable et dangereuse, je me suis
décidée à commencer à faire
constater.
L'amour
et la sexualité ?
Quand aux graves
conséquences sur le plan psychologique : état de
choc,
stress post-traumatique, dépression, tentative de suicide (
les
femmes violentées se suicident 25 fois plus que les autres,
source centresdesanté.com (la pétition),
classiques dans ces situations de femmes subissant des violences, elles
ont été interprétées comme
"fragilité psychologique" d'une personne
déséquilibrée mentalement.
Vue un peu rapide et caricaturale de personnes ne connaissant pas mon
pedigrée ni mon foutu carafon...mi ange mi démon.
Personne n'osait penser qu'un gendarme pouvait traiter sa femme de
cette façon, en gendarmerie, que personne ne se rende compte
ou ne
bouge. Mais ça arrive aussi aillleurs: médecine, justice, ou autre.
Le prestige de l'uniforme, la "qualité" supposée
de celui
qui le porte....contre le "passif" de l'épouse, gravement
agressée, sensée mettre tous les hommes dans le
même sac et se venger d'eux au travers de son mari. C'est
sérieux, je l'ai entendu. Alors qu'à aucun moment
moment
je n'ai fait l'amalgame, car ce ne sont pas des hommes qui m'ont
agressée, enfant et pendant le viol, mais des animaux
monstrueux, des erreurs de la nature.
Et un homme a su m'aimer et
m'apporter beaucoup de bonheur : Guy. Nous étions amoureux
fous,
passionnel, partage et symbiose complets, fusion des
énergies
pour en développer une infiniment plus forte et plus belle, bien
davantage que la somme des deux. Nous avons déplacé
des
montagnes ensemble. "Nous" deux et "Toi "et "Moi" pourtant, la force de
l'union sans se perdre l'un dans l'autre....je t'aime mon coeur, mais
comment j'arrive à supporter de vivre encore sans toi, sans
nous
?! Ce qui m'aide, c'est de savoir comment c'est
là-haut,
pour y être montée et en être revenue,
savoir que
ça existe, que tu es bien là-haut, que
nous allons
nous retrouver, que notre passage sur terre est juste un temps, juste
un peu de temps...à bien employer.
Le problème se pose simplement au moment d'aborder l'aspect
charnel de la relation. Il faut beaucoup de confiance, d'amour, de
tendresse, tout autour, avant et après, une sorte de petit
cocon
protecteur où se sentir en sécurité,
être
sûre que l'acte est bien un échange d'amour, avec
une vraie émotion qui vient du coeur : là on peut
tout
donner. Mais si il y a une parole blessante après, une
barrière, une mise à distance, un rejet, un
manque de
respect, une humiliation, un geste agressif, surtout après,
c'est
la bascule invariablement dans des flash backs atroces, blocage
ensuite.
Pour les femmes traumatisées, il faut vraiment faire
très
attention après l'acte. Car le corps se souvient,
et les rappels
aux situations antérieures marquées au fer rouge
dans
l'intimité du corps de la femme sont vraiment insupportables.
Malheureusement " l'après " est souvent
négligé,
quand il n'est pas catastrophique; il peut provoquer des
dégâts irréparables.
Avant, il peut exister une appréhension.
Elle cède
en général assez facilement aux sentiments que
l'on porte
à son partenaire, à l'idée que l'on
se fait du
moment, en terme d'amour partagé et tout simplement à l'appel de la nature. Mais l'acte est
un peu
une piqûre de rappel dans la mémoire du corps : si
le
partenaire se comporte mal ensuite, c'est la bascule dans le
cauchemar, et c'est incontrôlable.
"agression
verbale très violente accompagnée de menaces".
Je n'ai pas plus de certificats à présenter car
je ne
bougeais pas, je ne portais pas plainte, je ne faisais pas constater.
J'étais prisonnière du fameux cycle qui
empêche les femmes violentées de partir.
Je refusais de voir la réalité. Je ne pouvais pas
l'accepter.
Je ne voulais pas agraver la situation.
L'essentiel de la violence était verbale et
surtout psychologique, difficile à déceler
soi-même, à comprendre, puis à prouver.
L'emprise est là, elle vous a ligotée sans que
vous ne puissiez comprendre comment.
Je ne connaissais pas les mécanismes, je n'avais
pas conscience d'être dans un processus de violences
conjugales. Je n'ai pas vu venir.
Et, c'est malheureux à dire, on finit par s'habituer.
On doute tellement de soi, on finit par croire que c'est de sa faute
à soi.
On finit par croire ce qu'il dit, parce qu'on n'a pas d'autre
explication.
On s'humilie, on se rabaisse, on fait tout pour faire plaisir...
J'ai perdu un bébé mort in utéro, l'un
des
bébés a failli être perdu à
5 mois de
grossesse suite à des violences pendant la pause de midi :
j'avais
reçu des coups, un oeil au beurre noir, et je
m'étais
retrouvée avec un
Beretta (arme de poing équipant les militaires)
sur la tempe.
J'étais retournée travailler dans cet
état, les collègues de mon mari,
qui l'avait
désarmé, n'ayant pas jugé utile
d'appeler un
médecin.
Tétanisée, calme,
impassible,
j'étais incapable de réagir autrement que comme
un
automate.
Je suis allée travailler, comme un automate =>
contractions impossibles à calmer en médecine de
ville, risque majeur d'accouchement à 5 mois ... 2
semaines d'hospitalisation sous perfusion en obstétrique.
Mon
mari disait que j'étais hospitalisée en
psychiatrie.

Haut.
- La
mort subite du nourrisson : sauvé in extremis.
Le dernier ( 4ème) petit bout de chou a
été
victime du
syndrome de mort subite du nourrisson à l'âge de 2
mois.
Je l'ai trouvé en arrêt ventilatoire, pouls non
perceptible, je l'ai réanimé. Je ne sais pas
où ni
comment j'ai trouvé la ressource de dépasser la
stupeur
qui m'a paralysée en le découvrant
littéralement
en état de mort apparente, à moitié
détruite par les épreuves et l'enfer. Ma
discipine
intérieure, ma trempe de pilote ont refait surface. Je me
vois
encore, sur le seuil de la chambre, la porte entre-ouverte, la main
droite sur la poignée, je revois exactement la position
dans laquelle je me trouvais, la jambe droite avancée, le
lit de
mon bébé en face de moi, à 3
mètres. Je me
souviens de la prise de conscience très rapide de
l'état
de mort apparente, observer le ventre qui ne se soulevait plus, le
teint alarmant. J'étais tétanisée. Mon
bébé n'avait que 2 mois, mes enfants sont mon
seul
bonheur, je les aime par-dessus tout.
Non ! Pas ça !
Je me souviens de
la lutte entre la nécéssité de
réanimer, et
la peur de le trouver froid. C'est idiot mais j'ai pensé
à ça, qu'il était peut-être
froid. Car
tant que je ne sais pas il n'est pas
mort... Ca n'a duré que 5 secondes au plus je pense, mais
une
éternité pour moi. Je me souviens d'avoir
dû
réellement sortir de moi pour m'arracher à la
porte et au
seuil de la chambre. Ensuite, les gestes se sont
déroulés
dans le calme, avec méthode. J'ai appelé les
urgences quand le bébé a recommencé
à
respirer.
Le pédiatre attendait aux urgences, le
bébé a
lâché quelques secondes après son
arrivée.
J'ai cru crever.
Il a refait 2
arrêts à
l'hôpital.
Diagnostic : syndrôme de mort subite du nourrisson avec au
moins deux facteurs de risques identifiés.
Plusieurs mois sous monitoring.
Je n'éprouve aucune fierté de l'avoir
sauvé.
Vraiment aucune. J'aurais tellement voulu que ça n'arrive
pas.
Je restai forte dans la journée, mais tous les
soirs, dans le secrêt de mon lit, je pleurais à
chaudes
larmes.
Trop... c'était trop...

Haut.
- Gestion
de la situation et hommages.
Ma gestion de la période fut celle d'un
pilote parachutiste.
" Un pilote d'élite ne se plaint pas : il encaisse
et la ferme".
Quoique .... il peut aussi essayer de se rendre utile.
=> Création de l'association résistance
contre la
Mort
Subite du Nourrisson, campagnes de prévention, information,
soutien aux parents frappés.
Je reconnais qu'un quotient intellectuel de 150-160 polyvalent mesuré
en
salle et en temps limité par les spécialiste de
la Mensa,
aide un peu (moyenne en France 90-100, surdoué
à
partir de 130, c'est 5% de la population, 150-160, c'est 1 à
2 %,
180 c'est 1 par siècle environ).
Ainsi que le magnifique exemple de mes grands-parents, Henri et
Suzanne Voidey, hunanimement reconnus pour leurs qualités
humaines, leurs actions, leur esprit d'initiative et d'entreprise, leur
courage, dont je tiens à honorer la
mémoire ici.
Quand mon grand-père est
décédé, l'immense
basilique n'avait pu acueillir tout le monde; il y avait autant de
monde à l'extérieur que dans la nef, dont
monsieur le
député, ami d'enfance de la famille. Sans leur
modèle présent en permanence comme une
étoile, je ne m'en serais pas sortie.
Merci à Toi aussi Guy, tu es l'Etoile qui me
guide, je sens
tous les jours ta présence
près de moi, même si c'est de Là-Haut.
Je t'Aime
toujours autant.
Tu me guides tous les jours, je peux encore sentir ton
odeur, ta
main sur la mienne, ta présence, et j'en ai tellement
besoin...
Je vis par ce que nous avons vécu ensemble, les vols
"entraînement limite" en hélico (jamais eu de
casse, on
était les meilleurs;-))), les atterrisages sur des
pentes
de flanc de montagne, sous haute tension car toujours dangereux en
hélico, en taillant les arbres avec le rotor, parce que nous
avions les crocs, c'est l'heure de nourrir les pilotes, et il y
a une auberge... les posés sur une plateforme
téléphérique
désaffectée d'à
peine la largeur des patins, dans les rafales (fallait bien
être
à 2 là !)....tu voulais atteindre la perfection,
tu
travaillais sans cesse.....tu as rempli des missions, dont des missions
de secours. Tu étais sauveteur dans l'âme, noble
et
généreux. Je continue pour toi mon coeur.
Tu es sur
le pare-brise de ma moto, dans mon portefeuille, dans la poche de ma
tenue de pompier. Cette plaque de sapeur-pompier, c'est la nôtre.
J'ai essayé de refaire ma vie, comme tu l'aurais voulu, je
me
suis mariée mais c'était un cauchemar. Echec.
Trop de
passif sans doute, pourtant j'ai voulu y croire.
Je suis ensuite restée 8 ans sans me laisser approcher par
personne.
Puis, il y a 2 ans, j'ai accordé ma confiance à
quelqu'un
: ce n'était vraiment pas la peine... Cette fois-ci les
dégats sont irréversibles
..."l'après"... Je ne
veux plus risquer de revivre ça.
Je ne laisserai plus jamais ta place à personne.


On a un petit quelque chose à voir avec cette autre histoire
d'Amour, mais on n'a vraiment pas fait exprès !
Quand Nadine Bourgain prend des leçons de pilotage
auprès du meilleur instructeur de France pour faire
évader son mari emprisonné. C'est
fou ce que peuvent faire les femmes
par amour ! "Je sais que tu viendra me chercher en hélico", de Zaho,music awards 2009, Ecouter la Musique....
Pour nous elle était
"Lena", sympa, discrète,
douée et motivée. Le service aurait pu
être demandé
beaucoup moins gentiment à Guy, alors que certains
abrutis
profonds nous soupçonnent encore
aujourd'hui de complicité. Même si la coïncidence des destins m'amuse beaucoup aujourd'hui...
Aujourd'hui, cette
histoire m'amuse beaucoup : petite revanche contre la
(in)justice.
Cela dit, si on prend un raccourci
dans mon
répertoire favori, celui de l'auto-dérision, ( l'auto-dérision et
l'humour, c'est souverain ) pour
le
bilan :
Michel a finit avec une balle de 357 magnum dans la
tête ( il a survécu),
moi avec un Beretta sur la tempe et 2 balles de 22 LR dans la poitrine
(suites agressions),
et Guy a explosé dans une ligne haute tension.
Je ne sais
pas ce
qu'est devenue Nadine . "Lena" anagrame raccourci semi- verlan de Michel et Nadine, l'union des deux
coeurs, un serment.
Guy adorait les enfants.
Il avait des yeux bleus
magnifiques.
Il s'était fait tout seul, à la force du poignet,
avec un
courage et une abnégation qui forçaient le
respect. Non
seulement je n'ai jamais pu l'oublier, mais je n'arrive pas
à
surmonter le chagrin, et je pense à lui tout le temps, des
souvenirs formidables. Guy m'a apporté les seuls moments de
bonheur sans nuages que j'ai connu. Il restera un exemple pour nous
tous. Respect.
Haut.
Vie pas banale, quand même, quand on y pense...


Dans la foulée, comme j'aime beaucoup écrire,
qu'il
fallait que je reste à la surface malgré les
conditions
de vie, et qu'il
existe de nombreux autres sujets d'intervention :
=> création d'une
publication à but social et humaniste.

Haut.
-
La
séparation, les accusations, l'achèvement de la
destruction de ma vie professionnelle, sociale, familiale,
financière.
Epuisée par les épreuves, la violence
psychologique et
physiques, les menaces, et travaillant à 1h15 de route de
mon
domicile, avec 4 enfants en bas-âge, le mari en
arrêt pour dépression nerveuse, je n'arrivais plus
à faire face au milieu professionnel (dans une succursale de
l'Est de la France, dans les années 1995-2001), qui par
ailleurs ne
connaissait pas la réalité de la situation (mais
un
cocard, des bleus, des états de chocs, devraient suciter
quelques interrogations utiles, surtout auprès de la
médecine du travail...), et ne pouvait
identifier ni comprendre l'origine de états de chocs et
l'épuisement dans lesquels j'arrivais souvent le matin.
Puis la séparation et ses pressions, car j'avais
porté plainte, sur la fin
de la vie conjugale, ce qui a eu pour effet d'aggraver la situation.
Cette vie m'a couté un
poste aux commissions de
surendettement que j'aimais
particulièrement, et j'ai
été
dégradée et mutée sur un poste de mes
débuts, en voie de
disparition, dans une succursale qui fermait sous 2 ans. Je
m'étais tellement battue pour tenir, je m'étais
tellement
accrochée à mon travail malgré les
coups durs et
la violence, cette décision m'a achevée.
Ecoeurée,
isolée,
épuisée, détruite,
fracassée, je suis
partie...à Tahiti au début de juillet,
après avoir
envoyé un mot au commisssariat de police pour les
prévenir, par rapport aux enfants. Durée initiale
1 mois.
Suis restée 3 mois. Par ailleurs, un premier dignostic de
maladie grave (voir la suite) était tombé
quelques mois
auparavant. Il fallait que je récupère pour
intégrer cette donnée et affronter ça
en plus du
reste.
J'ai perdu tous mes biens dans la foulée, puisque
j'ai
dû prendre une dispo non
rémunérée et les
audiences se succédaient à un rythme
accéléré: procédures
devant plusieurs juridictions, incidents de procédure,perquisitions,
convocations à la police et au tribunal presque une fois par
mois à une époque ! Ruinée par les
frais d'avocat.
Les enfants avaient été témoins des
violences et
les avaient intégrées. Ils étaient
pertubés
sévèrement parce qu'ils avaient vu,
par les peurs,
mêlées d"incompréhension et de conflit
de
loyauté. Il est arrivé qu'eux-mêmes
lèvent
la
main sur moi. Ils se sont un jour révoltés et,
dans une
démarche d'enfants, ont porté des accusations
contre leur
père, accusations qui étaient simplement le
reflet,
l'image de ce qu'ils ressentaient, à travers le prisme de
leur
imaginaire.
Mais sur le moment, ces accusations m'ont accablée de
douleur,
réveillant ce que j'avais subi dans mon enfance. Je ne l'ai
compris que plus tard, trop tard. Trop prisonnière de mes
propres violences subies, je n'avais pas le recul
nécessaire au bon moment.
Dès que j'ai
pris
conscience de la réalité profonde qui gouvernait
les
propos de enfants, j'en ai informé la justice, mais en vain.
Cette accusation a considérablement aggravé la
situation,
a permis au père de passer pour une victime injustement
accusée et j'ai été
discréditée.
Personne n'a voulu comprendre que les enfants réagissaient
à un traumatisme, celui de la violence vécue par
leur
maman sous leurs yeux. Ce phénomène est pourtant
identifié, mais ignoré la plupart du
temps.

plainte pour violences
conjugales, coups et blessures, instruite par ses collègues
gendarmes, classée sans suite. Il
aimait à déclarer, dans les procédures
suivantes:
" je n'ai pas été condamné, donc elle
ment, je
suis victime de diffamations ". cqfd.
Voici quelques-unes
des accusations
portées par mon mari contre moi, usant de son statut
"assermenté" (et son amie, étant
déjà
sa maîtresse alors que notre petit dernier n'avait qu'1 an,
travaillant aux services sociaux).


Heureusement que le ridicule ne
tue pas.
Voici les objets et pratiques incriminées :
J'ai
rajouté pour la cause la photo de l'un des 2 prêtres de ma
famille. L'un des deux est toujours en activité.
Un galet peint par l'un de mes fils, âgé alors de 7 ans. Il représente la plage et la mer.
Ce serait à mourir de rire si cela ne m'avait pas valu des
perquisitions et des descentes de police, dont une m'a laissé un
très mauvais souvenir, devant mes voisins, mes enfants, m'isolant encore davantage,
des questions pendant des heures au commissariat, à plusieurs
reprises, sans jamais savoir si je pourrais ressortir tant
j'étais criminalisée. A bout de forces et de peur, on
finit par perdre pied. Le plus désolant, c'est qu'aujourd"hui,
mes enfants grandissent en croyant que leur maman est une folle
dangereuse. Il y a danger psychologique pour eux à grandir dans
ces conditions, élevés par un homme manifestement
paranoïaque.Je ne peux pas utiliser mon droit parental sans me
faire tomber dessus. J'alerte encore une fois sur le danger de
représailles violentes sur moi, si je bouge ne serait-ce que par
voie judiciaire. Je n'oublierai jamais les violences, le beretta sur
la tempe enceinte de 5 mois, la destruction de ma vie, les
menaces.
Le Bon Dieu ayant une confiance inébranlable en mes
capacités à supporter les épreuves,
naturellement,
à cette époque, une maladie grave
évolutive est devenue plus qu'évidente.
Je me souviens que je ne pouvais même plus gravir les
4
étages qui menaient à mon appartement sans vomissements incohercibles. Plusieurs fois par
jour, en
voiture, tout le temps. Epuisement. Des douleurs insoutenables
(régulièrement du 7 à 8 sur
l'échelle de
douleur qui en compte 10, jamais inférieur à 5).
La
peur au ventre, le risque de perdre mes petits, qu'ils soient
placés, si ça se sait. Des rudiments de soins,
pour
rester discrête.
Le fusil des services sociaux dans le dos.
Un jour, je souffrais tellement que le
médecin m'a trouvée livide, avec mon
vêtement
trempé
de sueur à essorer.
II a demandé une
ambulance.
J'ai
refusé.
Il m'a clairement indiqué que
j'étais en
danger de mort imminent par perforation suivie d'hémoragie
massive.
Ca a été très chaud.
Mais j'avais confiance en la force du mental : " L'esprit domine la
matière !" disais-je en plaisantant. Plaisanter ? pas tant que ça : voir la suite.
Renforcer le mental. Tenir le coup. Je suis seule et sans aucune aide.
Les enfants sont encore petits. Il faut tenir. Ne rien montrer surtout.
Serrer les dents, serrer les poings, fermer sa gueule devant
l'arrogance des services sociaux, garder le sourire avec les gens.
Pour supporter la douleur et dans une tentative
désespérée de contrôler
l'évolution
de la maladie, j'ai développé mes propres
méthodes.
En particulier, je descendais en auto-hypnose,
et
j'arrivais à abaisser de façon significative le
niveau de
la douleur. Je pouvais
améliorer certains dysfonctionnements.
C'était
limité mais suffisant cependant pour trouver un peu de
répis et supporter la situation dans la durée.
Ces
méthodes sont utilisées en anesthésie
et, sous
contrôle médical, dans certains soins. Cette modification
du fonctionnement cérébral permet d'activer des zone du
cerveau différentes, de sécréter des
médicaments naturels, des endorphines etc, et de se
"reprogrammer" en quelque sorte. C'est difficile à expliquer,
mais ça marche. Heureusement que je dispose d'un minimum
d'efficience intellectuelle et de volonté pour découvrir
seule ces moyens et les mettre en oeuvre.
Je travaille à produire mon expérience et mon
exemple en
mp3 et en ebook, ils seront bientôt à disposition.


Pendant ce temps, l'enfer judiciaire continuait.
Cette vie m'avait isolée de ma famille, je n'avais aucun
ami, le désert. Je ne pouvais compter sur personne.
Sans ressources salariales ni indemnités de remplacement,
avec
comme seuls moyens les allocations familiales et la pension, je
devais faire des
ménages,
nettoyer des garages, laver des vérandas... pour que les
petits
ne manquent de rien.
J'ai réussi à leur offrir une vie normale, des
stages de voile, du sport, et même de l'équitation.
Je refusais de faire appel aux assistantes sociales pour m'aider
à payer les factures EDF, eau, etc quand je n'y arrivais
plus....car mon ex-mari n'attendait que ça, et
j'étais
terrorisée par les procédures en cours, qui
menaçaient à tout instant de placer les
enfants, encore très jeunes.
Bien souvent, en me levant le matin, je ne savais pas comment je
trouverai la force de gagner l'argent pour mettre quelque chose dans
leur assiette leur soir, mais j'y
suis
toujours parvenue, quitte à ramper par terre jusqu'au balai.
Pendant ce temps, pour essayer de bâtir l'avenir j'ai
préparé le concours d'adjoint de la police
national : réussi.
Mais proposition de place en
région parisienne : impossible avec les enfants,
la santé défaillante, et l'absence d'argent pour
financer le déménagement.
C'est pas grave, on remet ça. J'ai préparé et
réussi le concours d'aide soignante :
réussi, avec
même une note de 18/20
à l'oral.
Je suis entrée en école, mais
rattrappée par la
maladie et les difficultés financières, j'ai
dû
abandonner en cours d'année.
Quand on vient encore douter de ma santé psychique et me
parler
de "fragilité" et compagnie.... je vois
rouge...forcément
!
RESPECT
!
Si quelqu'un ose encore une fois me mettre en doute, je suis
parfaitement capable de lui mettre mon poing dans la figure. Ce que
j'ai vécu m'en donne la légitimité.



Monsieur s'est
effondré à la première
épreuve.

Haut.
-
Le
choc, l'incompréhension, la détresse.
Quelques années de procédures, de menaces
subies, et de destructions supplémentaires dans ma vie.
Le divorce est enfin terminé, bien qu'avec
encore quelques procédures et des
harcèlements, mon ex-mari
ne se
résignant pas, je suis
guérie, je
viens d'être nommée à une succursale
de la Banque
de France en Bretagne, dans les starting blocs pour reconstruire ma
vie, et :
j'ai
posé mes enfants un matin à l'école,
comme
à l'ordinaire...et je n'ai
plus jamais eu de nouvelles d'eux.
Un tribunal et un juge
des enfants
qui ne me connaissaient pas, ne m'avaient jamais vue ni entendue. Sans
audience.
Elle a eu lieu une semaine après, il
était trop
tard.
J'ai été prévenue par le commissariat
de police
qui m'a précisé " vous ne pourrez même
pas leur
dire au-revoir". Le choc a failli me tuer.
Désespoir,
détresse.
Tout a été détruit à
nouveau.
- 35 kg. (oui, perdu 35 kg, dont 18 en 7 semaines, et le
reste les 3
mois suivants).
Je n'ai aucune nouvelle de mes fils depuis, c'était il y a 3
ans.
Cette fois-ci, il m'a fallu plus de 2 ans pour
récupérer.
Les accusations ont très bien fonctionné
auprès de
la justice, la même justice qui avait fermé les
yeux sur
la violence conjugale.
La justice a été plus criminelle que les violeurs
et ceux qui ont brisé mon enfance.
J'ai pu dépasser les traumatismes des agressions, mais pas
celui
de la justice, de l'ordre et de ses représentants
à tous
les niveaux.
Ne me demandez pas de comprendre, et surtout pas de pardonner.
J'attaque pour faute lourde.
Je
vous aime, j'attends que vous repreniez contact avec moi. Bisous.
Mamounette.
Leur père leur fait croire des choses affreuses sur moi,
comme
vous pouvez voir dans les textes de l'enquête, et encore, je
n'ai
pas mis ceux où on m'accuse de m'être
prostituée,
d'avoir fait de la prison et j'en passe.
Si je tente de contacter mes enfants, d'utiliser mon droit de
visite, je suis
certaine de voir ma vie à nouveau détruite ou me
faire tuer. Les menaces sont là.
Haut.
-
Je
rebondis encore une fois.
Mais je
rebondis. Encore une fois. Houbà !
Grâce à des personnes ici, à
saint Cast-Matignon où je suis venue me
réfugier après
avoir pour le coup pété un câble
sérieusement, grâce à la
brigade de gendarmerie locale et en particulier une gendarme
féminine que je remercie sincèrement, au policier
municipal aujourd'hui
retraité, qui a été très
présent
à un moment particulièrement difficile, au maire, à un nouvel
éducateur qui s'occupe de la
situation de ma fille, rejettée par son
père, à mes
collègues de la snsm (sauvetage en mer sur vedette),
où
j'ai pu effectuer le stage national d'intervention au large (1 semaine
de jour et de nuit par force 5, cours et mer), où je suis
devenue
conseillère technique secourisme après obtention
d'un
diplôme d'Etat, et
surtout
ma
hiérarchie et mes équipier(e)s sapeurs-pompiers, qui sont aujourd'hui ma famille.
J'ai passé mon permis moto, de cette façon, je
suis un
peu plus près des sports mécaniques que j'aime,
et de
Guy, qui était motard aussi. Mais il faut que je me batte pour
arriver à resauter en poarachutisme : je n'y arrive plus depuis
la mort de Guy, et la dernière tentative a fini à
l'hôpital en traumato. Ben c'est pas grave, on remet ça au
printemps. J'ai revolé en hélico, il y a 2 ans quand
même, j'ai retrouvé Guy près de moi, plusieurs vols
merveilleux.
Un souvenir tout bête me revient : vous aurez compris que
j'adore les
sports
mécaniques et les sensations fortes : vous ne serez pas
surpris
si je vous avoue m'être offert il y a quelques
années une
Mercédes 220 Sportline noire sparkling. C'est plus fort que
moi,
je ne peux pas résister à une belle
mécanique ni
au rugissement d'un moteur ( c'est transcendantal ;-) )
Ce fut diversement interprété : "
volonté de
puissance" pour citer quelqu'un, du temps des
épousailles avec monsieur Richard, alors que je tentais de
dépasser
des
violences !
Je me suis mise aussi à la plongée et me suis
retrouvée en intervention snsm lors du naufrage du
Manureva
dans une eau à 9° au mois de janvier, alors que ma
combinaison était devenue trop grande puisque j'avais perdu
18kg
quelques semaines aupravant. Je m'étais portée
volontaire, on avait eu des avaries sous la coque, il fallait
réparer pour poursuivre la mission sauvetage. J'ai donc
trempé ma carcasse et des outils dans l'eau
glacée
pendant un temps respectable avec une innondation de degrés
frigorifiants entre ma tenue et ma peau. Petite hypotermie. J'ai
claqué des dents pendant 2 jours.
J'ai repris mon travail à la Banque de France en novembre
2008 et je me bats pour
récupérer mon poste antérieur, quitte
à repasser le
concours.
J'ai développé quelques activités
supplémentaires, portées vers autrui, comme
toujours, et
une petite boîte sur internet, en respectant autant que faire
se peut les statuts de
la
BDF, mais il faut bien une "force de frappe" (je cite mon directeur) pour
financer les études de ma petite souris (ma fille) et me
reconstruire.
Si j'avais suivi les statuts, les règlements, les lois, et
les
avis des médecins, je serais invalide et impotente depuis
longtemps. Je ne dis pas qu'il ne faut pas respecter la loi ni suivre
les conseils de son médecin, pas du tout, au contraire. Mais
la situation
ne
vous laisse parfois pas le choix. Cela
dit, le courage de se battre
exige une prise de risques: je me suis
retrouvée avec interpol aux fesses, j'ai failli finir deux
fois au gnouf, et
j'ai risqué ma vie par rapport à la maladie ;-).
Ce sont les juges qui ont réussi à me
dégoûter du sytème judicaire et de ses
pendants.
Respect ? Vous avez dit respect ?
En tout cas, ce que je sais, c'est que ce n'est sûrement pas
grâce à la justice ni aux services sociaux que je
m'en
suis sortie.
Si je suis devenue sereine sur beaucoup de
séquences de ma vie, en
revanche, sur la question de la
justice,
la colère, qui s'est déclenchée une
fois
dépassé le stade de la stupeur et de
l'anihilation, ne
passe pas et la révolte enfle jour
après jour. Surtout depuis le 12 août 2008.
Je ne vais pas en rester
là.
Tant que je serai en vie, je protégerai ces femmes, qui sont
mes soeurs.
Dire ce qui se passe est la première étape, parce
que,
malheureusement, je ne suis pas la seule. Voyez les
autres témoignages
sur le site et le blog.

"L'agression"....parlons plutôt "des agressions", la plus
destructrice étant celle de la justice et de tous ses
pendants
psy, médico, sociaux, quand ils sont utilisés par
un
homme violent pour détruire sa femme qui lui
échappe et
qui veut vivre malgré lui.


Création association To B Com


Et oui,
c'est bien moi là-haut !
Les monstres de mon enfance et ceux d'après : vous ne m'avez
pas eue !
Je suis
toujours là !
Et je
suis DEBOUT !
C'est
MA victoire, et je veux donner les moyens à d'autres de
s'offrir cette victoire sur l'adversité.
Haut.
Osez
Devenir ! Vous le le pouvez !
Si la
violence est l'affaire de tous, en sortir est à la
portée de chacun !
.
Copyright © 2008- 2009 To B Com &
Isabelle Voidey